Les véritables influenceuses congolaises: #1 Agathe Pembellot

Personnalité congolaise | Luccia Ongouya | 22/04/2026

Les véritables influenceuses congolaises: #1 Agathe Pembellot
Elle, c’est Agathe Pembellot, première femme magistrate en République du Congo 🇨🇬.

Le 11 mars 1973, dans l’enceinte du Palais de justice de Brazzaville, se tenait une cérémonie inédite. Pour la première fois, une femme prêtait serment pour devenir magistrate au Congo. Elle n’était âgée que de 30 ans, et son nom : Agathe Pembellot.

Qui est celle qui a ouvert la voie aux femmes de droit au Congo ?

Née le 21 mai 1942 à Pointe-Noire, Agathe Pembellot est la deuxième d’une fratrie de neuf enfants. Elle fréquente l’École urbaine des jeunes filles de Pointe-Noire (gérée par la congrégation religieuse des Filles du Saint-Esprit), qu’elle quitte en 1956. Elle entreprend des études secondaires au lycée Victor-Augagneur de Pointe-Noire, en lettres classiques, où elle sera, en 1965, la première Congolaise bachelière de cet établissement. Cela lui ouvre naturellement les portes du Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville (C.E.S.B.), où elle rencontre son futur mari, également étudiant en droit.

Titulaire, en 1967, du diplôme d’études juridiques générales du C.E.S.B.,qui deviendra par la suite l’université Marien-Ngouabi , Agathe Pembellot se marie en août 1968 et accompagne son époux en France, à l’issue de sa troisième année de licence.

Elle s’inscrit en quatrième année à la faculté de droit et des sciences économiques de l’université de Paris (Panthéon-Sorbonne). Licenciée en droit (ancien régime) en 1969, elle reçoit sa formation professionnelle au Centre national d’études judiciaires de Paris (École nationale de la magistrature) jusqu’en avril 1970. Entre-temps, en février 1970, elle prête serment comme magistrat au Palais de justice de Paris.

Entre novembre 1969 et avril 1971, en qualité d’auditrice de justice, elle accomplit un stage au tribunal de grande instance de Melun, où elle s’intéresse plus particulièrement aux problèmes de la délinquance juvénile.

Ses études supérieures terminées, Agathe Pembellot rentre dans son pays, le Congo, au début de l’année 1972, afin de pallier le nombre encore insuffisant de cadres de l’époque.

Première bachelière de son lycée
Première magistrate de son pays
Première femme admise comme membre de la Cour suprême du Congo

Le 13 octobre 2016, elle s’éteignait mais en ayant à jamais inscrit son nom dans les annales du Congo.
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